J’ai dédicé 1 semaine avant les vacances que moi et ma blonde, nous nous payerions un voyage cet été. Pourquoi ne pas en profiter pour aller faire une course à l’extérieur.
C’est là que j’ai vu qu’il y avait la première édition du Marathon Carl-Girard, à Sept-Îles, dimanche le 20 juillet 2008. Sur un coup de tête, nous avons décidé de faire le voyage à Sept-Îles et en profiter pour faire la course, mais seulement le demi-marathon (21.1km).
J’ai parlé de ce voyage à mes parents, je leur ai offert de faire le voyage avec nous, et sans hésiter, ils ont accepté l’offre !

Tadoussac
Nous sommes donc parti vendredi matin, à 7h. Nous avions environ 850km de route à faire, alors il fallait partir tôt.
Nous sommes arrivé à destination aux alentours de 19h, incluant un déjeuner au restaurant à Donnacona, et diner à Les Escoumins, et quelques pauses pipi !
Nous avons donc prit possession de notre chambre, à l’Hôtel Sept-Îles. Une très belle chambre, située avec vue sur la baie de Sept-Îles. La vue était splendide !

Vue de notre chambre d’hôtel
De plus, l’hôtel est située sur le bord du Vieux quai, et cette fin de semaine, il y avait une fête familiale : Le Vieux quai en fête. Il y avait beaucoup de monde, et il y avait plusieurs spectacles.
Nous avons donc décidé d’aller faire un tour à cette fête, c’était très bien.

Moi et Jess sur le bord de la baie de Sept-Îles
Nous nous sommes couché aux alentours de 11h30, pour se lever le lendemain aux alentours de 8h30.
Nous avons été déjeuner au petit restaurant d’en face, « Le Matinal ». C’était vraiment bon, leur gros pain maison était excellent !
Nous avons ensuite été faire quelques achats au Wal-Mart de la place, question d’acheter de l’eau et un ventilateur, puisqu’il n’y a pas d’air climatisée dans les chambres.
Il fesait un peu chaud la nuit, mais l’air du fleuve est tout de même assez fraîche, la température n’est pas super chaude sur le Côte-Nord (environ 20 degrés le jour).
Par la suite, je suis aller faire un tour de repérage du parcours avec ma blonde en rollerblade, question de savoir ce qui m’attendait le lendemain matin.
Le parcours est généralement plat, avec 2 ou 3 faux plat, puis quelques petites côtes. Je dirais que le parcours est constitué à 70% plat, et 30% de faux plat avec quelques petites côtes.
Le parcours constitue 2 boucles de même distance, soit un allez-retour totalisant 10.54875 km (5.274375 km allez et retour), pour un total de 21.0975 km, la moitié d’un marathon (42.195 km).
Nous avons ensuite été souper dans un buffet italien-chinois, question de manger beaucoup de pâtes pour monter le taux de glucides !
On a fini notre soirée en allant boire un café au Tim Hortons (un des nombreux), puis nous sommes retourné à la chambre pour aller prendre une petite marche, et regarder la télévision.
Je me suis couché à 10h30, et je devais me lever à 6h le lendemain matin.
Le grand jour arrivé, je n’étais pas vraiment nerveux, et j’étais tout de même en forme. Le feeling était assez bizarre. Il ne faut pas s’en faire, c’est souvent dans ces cas-là qu’on fait les meilleures courses !
Je me suis donc préparé, j’ai prit mes 2 PowerGel (Carb-boom), ce qui constitue mon déjeuner (environ 60g de glucides, dont seulement 6g de sucre, le reste en amidon, soit des glucides complexes, aussi appelés « sucres lents »). On peut comparer l’apport énergétique de deux gels avec une portion de spaghetti, sauf que le gel est absorbé trés rapidement, et surtout très facilement.
Nous nous sommes donc rendu sur le site de départ vers 7h30, et j’ai débuté mon réchauffement à 7h40, pendant environ 15-20 minutes, en attendant le départ. Je pensais un peu à ma stratégie… faire un départ rapide, ou plutôt un départ plus lent, et gagner de la vitesse sur le 2e tour. J’ai décidé d’y aller avec un départ rapide, soit passer les deux premier km à environ 3.45/km. C’est donc ce que j’ai fait.

Avant le départ
Une fois le départ donné, je suis parti pour la première fois dans une course en tête, et j’ai passé le premier km à 3.40… je trouvais ça rapide un peu, mais ça faisait partie de la stratégie. J’ai ensuite passé au 2e km à 7.20, soit 3.40/km. La stratégie par la suite ? Ralentir pour prendre mon pace de course sur demi-marathon, soit 4.00/km. Le feeling était vraiment bon. J’ai prit mon premier gel à 35 minutes, et j’ai senti pas longtemps après un regain d’énergie. Mon premier tout s’est super bien passé, de même que le deuxième. Nous avions le vent de face pour revenir, soit 2x un peu plus de 5km avec vent de face. Le vent soufflait à environ 20km/h, ce qui est assez exigeant pour les jambes et le cardio. Sur le deuxième tour, le retour a été assez difficile. J’ai prit mon 2e Gel après avoir passé le cône où l’on revirait pour effectuer le dernier 5.25 km. Sur le dernier km, j’ai donné tout ce qu’il me restait d’énergie, pour finalement remporter la victoire, avec un temps officiel de 1h29.29.66, le temps de la puce Quidchrono.
C’était la première fois que je menais une course, du début à la fin, et je vous jure que le feeling est hallucinant, et c’est très motivant. On ne sent pas la souffrance, on dirait qu’on a un boost d’énergie chaque fois qu’on croise nos concurrants, surtout lorsqu’on voit qu’ils sont assez loin ! Je me suis fait féliciter par plein de gens à la fin, c’était vraiment valorisant.
J’ai donc reçu le trophée du gagnant, un trophée fait par l’Aluminerie Alouette de Sept-Îles, la queue de baleine a été coulée par cette aluminerie. J’ai aussi eu ma médaille comme tous les coureurs ayant complété leur épreuve respective.

Mon trophée et ma médaille
Une fois la remise des prix terminée, nous sommes reparti en direction de Saint-Paulin vers 14h00, un autre 850km de route, qui m’a semblé moins long que la montée !
Nous sommes arrivés à destination aux alentours de 1h du matin, incluant un arrêt pour souper et quelques pauses pipi.
Ce fût un voyage très agréable, la Côte-Nord renferme de superbes paysages, et Sept-Îles est une ville magnifique, offrant tous les services d’une grande ville.
C’est une région à découvrir. Peut-être que je serai de la prochaine édition de cette course l’an prochain pour défendre mon titre, on ne sait jamais !
P.S.: L’entraînement en vue du marathon va un peu diminuer dans les prochains jours, puisque lors de ma course, j’ai ressenti une raideur dans la jambe, rien de plus, mais après le course, ça me « tirait » du côté droit du genou droit. Lundi j’avais de la misère à marcher un peu, la douleur est présente seulement lors de la levée de la jambe. J’ai été rouller 45km de vélo sans rien sentir, alors au moins je peux faire du vélo. J’ai prit congé mardi, et aujourd’hui, après avoir acheté mes nouveaux souliers, les Asics GT-2130 de couleur blanc avec un peu de bleu et d’orange, j’ai été courir un petit 10km en 42.13, soit 4.13/km. Je ressentais un peu de douleur, mais rien pour m’empêcher de courir, mais j’ai tout de même arrêté à 10km pour ne pas empirer la blessure, probablement causée par la course avec des souliers complètement finis, les coussins de GEL étant écrasés et la semelle assez amochée, avec plus de 850km. Je n’aurais pas dû attendre si longtemps avant de les changer, j’espère que la blessure va guérir rapidement. Dans les prochains jours, je vais faire un peu plus de vélo et un peu moins de course à pied, question de ménager la blessure et l’aider à guérir… tout ça à 30 jours du Marathon de Québec, la course tant attendue…
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