Ottawa 2010 sera mon 5è marathon

Après un bon hiver d’entraînement où j’ai couru beaucoup et remplacé le longues runs par une bonne sortie d’environ 25km de ski de fond au Baluchon, j’ai décidé de débuter mon entraînement marathon à mon retour de vacances à Punta Cana, en République Dominicaine. Ça me donne donc 4 mois pour me préparer en vue de mon 5è marathon, le Marathon d’Ottawa qui aura lieu dimanche le 30 mai 2010.

L’entraînement va bon train, j’ai déjà effecté 3 longues sorties, une par fin de semaine. J’ai débuté la première longue run par 18km en courant de St-Paulin à St-Alexis, la 2è fût le tour de St-Paulin, St-Élie et Charette pour faire 21.1km, et finalement hier (samedi le 20 février), j’ai parcouru 25km entre St-Paulin et St-Étienne-des-Grès.

Je fais un tempo run d’environ 10km par semaine, pour le cardio, et le reste est au feeling. Cette semaine, j’ai parcouru 67.5km, ce qui fait tout de même une bonne semaine pour un mois de février.

Marathon d'Ottawa

Marathon d'Ottawa

L’hiver québécois n’est vraiment pas idéal pour les sports de glisse, mais pour la course à pied, c’est un hiver de rêve! Depuis le mois de janvier, nous pouvons courir sur l’asphalte, il n’y a presque pas de neige, c’est merveilleux! Ce n’est pas évident de faire une longue run lorsqu’il fait froid et que les rues sont enneigées, l’eau gèle et c’est très glissant. Ces temps-ci, c’est assez doux et les rues sont sèches, donc idéal pour les longues runs!

Je me suis inscrit la semaine passée, et j’ai réservé notre chambre à l’hôtel le Marriot, tout près du lieu de départ (environ 600m) qui se situe au Parc de la Confédération, sur le coin Ottawa Road 90 et Laurier Avenue. Jocelyn Lacombe de St-Paulin sera dans la même chambre que nous, ce qui coupe le prix de moitié pour moi!

Évidemment, ma douce sera avec moi pour m’encourager, comme toujours :)

Bon entraînement!



Aucun commentaire

Bilan de l’année 2009

Voilà, nous sommes dans la dernière journée de 2009, et j’ai effectué ma dernière sortie de l’année ce matin avec Victor, un bon training de 18km avec une petite neige qui tombait et une bonne partie sur fond glacé!

Il est donc temps de faire le bilan de l’année 2009, qui fût une belle année de course à pied, malgré les 2 blessures que j’ai eu… ce printemps aux tendons d’achille et cet été aux rotules.

Course à pied

J’ai parcouru 2708.9 km en 212h36 mins, ce qui donne une moyenne de 4.43/km. Dans ce total, j’ai fait 2 marathons, celui d’Ottawa en 3h28 au printemps et celui de Montréal en 3h23 en fin d’été.

Médaille du Marathon de Montréal

Médaille du Marathon de Montréal

Médaille du Marathon d'Ottawa

Médaille du Marathon d'Ottawa

Vélo

Je n’ai pas fait une grosse saison de vélo, étant donné que je me suis blessé au genou après le Marathon d’Ottawa, j’ai donc éviter le vélo puisque c’est en vélo, 5 jours après la marathon, que je me suis blessé. J’ai recommencé à en faire environ 3 semaines après, mais en y allant seulement quelques fois. J’ai tout de même parcouru 463.1km!

Ski de fond

L’hiver passé, j’ai quand même essayé de faire du ski de fond au moins 1 fois par fin de semaine, étant donné que la semaine, c’est pas évident d’aller skier le soir puisqu’il fait noir et les sentiers ne sont pas éclairés. J’ai donc fait un total de 121.3km, tous au Baluchon à St-Paulin.

Natation

Suite à ma blessure au genou, je ne pouvais pas courir pendant 1 semaine, j’en ai donc profité pour aller nager et faire de l’aqua-jogging, ce qui me permettait de garder le cardio, tout en évitant de mettre de la pression sur les articulations. J’ai fait un total de 3h35mins de natation et aqua-jogging.

Finalement, je peux être très satisfait de mon année d’entraînement. J’ai fait 2 marathons, ce qui était mon objectif principal. J’adore toujours l’entraînement de course à pied, le vélo, le ski de fond, et je prévois encore une bonne année à venir!

Il ne reste plus que 3 semaines précisément avant le voyage à Punta Cana en République Dominicaine !!

Bonne année à tous !



Aucun commentaire

Première sortie de ski de fond cette année

Eh oui, ENFIN !! Après avoir eu une première grosse tempête de neige la semaine passée, une deuxième petite tempête est tombée sur le Québec hier pour nous apporter un 10cm supplémentaire.

Les sentiers de ski de fond sont maintenant ouverts au Baluchon à St-Paulin, et j’en ai profité pour faire ma première sortie de ski de fond ce matin. Les conditions étaient excellentes, autant du côté de la météo (environ -8 degrés celcius) que du côté de l’état des sentiers. Le Baluchon est l’endroit par excellence pour pratiquer le ski de fond en Mauricie. Les sentiers sont toujours bien entretenus, peu importe la condition de la neige. Ils possèdent une machine permettant de recycler la neige pour faire une belle neige lorsque la neige est glacée, c’est vraiment merveilleux !

Ski de fond au Baluchon à St-Paulin

Ski de fond au Baluchon à St-Paulin

J’ai fait le sentier du Bas de l’île deux fois, et le sentier de l’Archipel, pour un total d’un peu plus de 14km selon ma montre GPS, en 1h18. Pour la première sortie de l’année, c’est très acceptable ! Vous pouvez voir le parcours de mon entraînement sur le site Garmin Connect.

Sentier du Baluchon

Sentier du Baluchon

Je sent que je vais être « racké » demain matin, j’ai réveillé quelques muscles qui dormaient depuis le printemps passé…

Plus que 29 jours avant Punta Cana !!!



Aucun commentaire

Marathon de Montréal : le récit

Je crois que le meilleur moyen de garder des souvenirs d’un marathon, autre que dans ma mémoire, est d’écrire, de long en large, le récit de cette course…

Le parcours du marathon

La veille de la course

Un marathon, ça demande beaucoup de préparation. On doit garder nos habitudes alimentaires que l’on pratique en entraînement, c’est-à-dire qu’on doit manger la même chose qu’on a mangé en entraînement, avant les longues sorties. Ce n’est pas le temps de rien tester. Peu importe si on est dans un hôtel ou chez de la famille, on doit apporter notre pain, nos confitures, notre boisson et tout l’équipement dont on a besoin, comme les gourdes, la boisson sportives, les gels, etc… sans compter le linge !

Pour cette fois-ci, nous avons été chanceux d’être hébergé chez mon oncle à Repentigny, qui est en banlieue de Montréal, à environ 15 minutes du centre-ville. Comme à l’habitude, j’ai toujours ma plus grande fan qui m’accompagne (ma blonde!) et un de mes frères, Pierre-Marc, qui a aussi l’habitude de me suivre avec sa blonde Mireille lors de mes courses. Nous sommes donc parti à 10h30 samedi matin, le 12 septembre, veille du Marathon de Montréal. Comme à l’habitude, nous avons fait une escale au Tim Hortons à Berthier, question de rendre le voyage moins long!

Nous sommes finalement arrivé chez mon oncle, où nous avons débarqué nos bagages et salué mon parrain et ma marraine. Nous étions bien content de le voir, puisque nous ne les voyons pas souvent. Une fois que nos valises étaient défaites, nous sommes parti en direction du centre-ville de Montréal, en direction de la Place Bonaventure, où je devais aller récupérer mon dossard, activer ma puce ainsi que récupérer mon gilet du marathon. L’expo-marathon était assez ordinaire, je trouve que ça manquait de kiosques… si on compare avec le Marathon d’Ottawa, c’était assez modeste ! Nous avons décidé de laisser les femmes (ma blonde et Mireille) à la Place Versailles, et nous en avons profité pour prendre le métro, puisque ce serait notre moyen de transport le jour du marathon. Une fois que j’ai récupéré ma trousse, nous sommes allé manger, puis nous sommes allé chercher les filles à la Place Versailles. De là, nous sommes ensuite parti en auto vers le bureau de mon oncle, chez CGI. Nous avons visité les installation (centre d’impression), et c’était hallucinant !

De retour à la maison, nous avons fait un bon souper de spaghetti (évidemment, comme la tradition veut) pour augmenter le taux de glycogène au maximum. Par la suite, j’ai préparé mes gourdes pour le lendemain et j’ai regardé attentivement le parcours de la course, pour la Xème fois ! Je regardais surtoût le dénivelé du parcours… c’est beau à voir sur un graphique, mais le voir et le courir en vrai, c’est autre chose. Une chose était certaine, ça allait monter entre le 19è et le 20è km, et la fameuse côte Berri (qui passe sous Sherbrooke) au 24.5 km, et un long faux plat jusqu’au 30è km… Pour le reste, ça semblait bien.

Nous avons regardé la carte du parcours, ainsi que la carte du métro, et nous avons choisit les endroits où ma blonde, mon frère et sa blonde viendraient me voir passer. L’avantage de courir à Montréal, c’est que le parcours passent tout près de plusieurs stations de métro. Les stations où ils allaient venir me voir passer sont au 15è km, à la station Bonaventure, au 20èkm et au 24èkm, à la station Berri-UQAM et finalement au 37èkm et à l’arrivée, à la station Pie-IX.

Il était rendu 22h, c’était le temps d’aller se coucher…

Le dénivelé de la course

L’avant course

5h45… le cadran sonne ! Il faut manger 3h avant la course, et le départ étant donné à 9h00, faites le calcul. Comme à l’habitude, j’ai déjeuné assez « léger » si on peut dire ainsi, question d’avoir de l’énergie, sans être bourré. J’ai donc mangé mes 2 toasts beurre de peanut et confitures aux fraises, avec 1 banane et un verre de jus. C’est simple, on a un peu de tout et on ça donne de l’énergie sur une longue période, et surtout, ce sera digéré lors du départ de la course!

Je me suis ensuite préparé, et nous sommes parti à 6h45 en direction de la Place Versailles, où nous allions prendre le métro à la station Radisson. Une fois arrivé à la station Berri-UQAM, nous avons fait le transfère de la ligne verte vers la ligne jaune, en direction de la sortie Jean-Drapeau, situées sur l’île Ste-Hélène. J’peux vous dire que nous n’étions pas les seuls à prendre le métro, c’était bondé de coureurs ! La sortie Jean-Drapeau était vraiment débordée.

Une fois arrivé sur l’île Ste-Hélène, nous nous sommes dirigé vers le pont Jacques-Cartier, où allait se donner le départ. Nous avions environ 15 minutes de marche à faire pour s’y rendre. Nous avions environ 1h à attendre avant le départ. Le demi-marathon partait à 8h40, et eux fillaient directement sur la rive nord en traversant complètement le pont Jacques-Cartier, contrairement à nous qui sortions sur l’îles Ste-Hélène après environ 600m sur le pont.

Mes supporteurs, mon frère Pierre-Marc, ma blonde Jessica et Mireille, la blonde de mon frère

Vers 8h30, j’ai commencé à faire mes étirements, question de partir bien détendu, et de ne pas brusquer les muscles. C’est important, surtout au rythme que je cours. Lorsqu’on cour à 5.00/km, pas besoin d’échauffement selon moi, par contre, les étirements sont toujours de mise. Avec un pace de 4.25-4.30/km, on doit absolument s’étirer et s’échauffer un peu, puisqu’on sollicite beaucoup plus les muscles, et ce, dès le départ de la course. J’ai rencontré Sam, Marc-Antoine et Karianne sur le pont, avant les étirements, et pendant mes étirements, j’ai rencontré Éric Grenier et Patrice Doucet, environ 5 minutes avant le départ.

C’était maintenant l’heure de se rendre à la ligne de départ, en jogging, pour me réchauffer. J’avais environ 1 bon kilomètre à faire pour m’y rendre. Une fois arrivé, j’ai vu Jocelyn Lacombe (25è marathon) et Guy Diamond, deux marathoniens d’expérience. J’étais avec Samuel, Patrice et Éric, et nous étions prêt à partir. Le départ à été retardé jusqu’à 9h16, parce qu’il y avait encore des gens du demi-marathon qui partaient à 9h00 !! Il y avait beaucoup de monde, c’était incroyable.

Luce, Samuel, Marc-Antoine et moi avant le départ

Côté stress, il y en avait pas vraiment… j’avais des papillons les jours avant… quand j’y pensais, mais rien de plus. Ça ne me fesait pas peur, au contraire, j’avais hâte à ce jour. Après tout, on s’entraîne pendant des mois pour une seule journée, alors beau temps mauvais temps, qu’on soit en forme ou pas, il faut profiter de cette journée et faire notre gros possible ! Il y a tellement de facteurs qui peuvent influencer une course, alors il faut toujours être fier de son marathon, peu importe le temps qu’on réalise. Avec tous ces effrots, s’il faudrait être déçu… ce serait très démotivant !

La course

9h16, le départ est donné ! Je suis environ à 15 secondes de la ligne de départ, sur laquelle notre puce active notre temps lorsqu’on passe sur le tapis. Nous avons 3 checkpoints, soit au 21.1km (demi), 32.2km (10km restants) et au 37.2km (5km restants). Quelle sensation de courir avec tous ces coureurs, c’est incroyable. Nous étions plus de 2000 à prendre le départ sur le pont Jacques-Cartier. Il parait que c’est dangereux d’avoir autant de monde qui courent sur le pont, à cause des vibrations causées par les pas…

Départ du demi-marathon

J’ai suivi mon plan de match, soit de partir assez smooth, alentour de 4.30/km. J’ai passé le 1er km. En fait, les 10 premiers km se sont fait sous les 4.30/km, aux alentour de 4.23/km, mais je me suis rajusté arrivé à 10km. Après environ 500m de course, nous prenions la sortie à gauche du pont, pour descendre sur l’île Ste-Hélène. Le parcours était très beau, sur un petit chemin asphalté. Nous sommes passé à côté de La Ronde, c’est assez impressionnant ! Une fois le tour de cette l’île fait, nous avons prit un petit pont pour traverser sur l’île Notre-Dame, où nous allions faire le tour du Circuit Gilles-Villeneuve. Ça aussi, c’est assez impressionnant, et étrange en même temps. Voir autant de courir… courir sur une piste de course automobile, ç’est étrange ! Le premier point d’eau du parcours était situé à 4km, et par la suite, à tous les 3km. C’était suffisant, mais ce n’était pas de trop.

À propos des points d’eau, les verres étaient assez petits, et souvent remplis à moitié… on avait le temps de récupérer environ 3 verres un à la suite de l’autre, et nous avions déjà passé la table du point d’eau. De plus, la « boisson » offerte est du jus Oasis, de type « Fruité », jai d’ailleurs reconnu les bouteilles, seulement qu’elles n’avaient pas d’emballage autocollant. C’était assez ordinaire, mais tant que c’est sucré…

Une fois que nous avons fait le tour de l’île Notre-Dame, nous avons prit le Pont de la Concorde, à 10km. Le pont à environ 1.5km de long, et je me rappelle qu’il ventait beaucoup sur ce pont. Le vent était plutôt de côté par contre, alors ce n’était pas trop dérangeant. Une fois arrivé sur le rive nord, à 11.5km, nous avons longé le bord de l’eau pour arriver sur la rue Peel, et c’est près de cet endroit que mes supporteurs allaient m’encourager pour la première fois ! J’étais bien content de les voir, avec leur pancarte et les clochettes, je ne pouvais pas les manquer ! Tout allait bien dans ma course. Le prochain point de rencontre était près de la station Berri-UQAM.

Nous étions maintenant rendu dans la ville de Montréal, à courir entre les buildings et parmis les gens qui se promenaient à pied sur les trottoirs, et qui nous encourageaient. C’est assez incroyable le feeling de courir en plein centre-ville, en plein milieu des artères principaux de la ville! Je croyais que ce serait assez « ordinaire » de courir dans la ville, mais je peux vous dire que le feeling était excellent, et j’ai adoré. Ça fait changement du boulevard Champlain de Québec, où nous sommes pas mal laissé à nous-même sur plus de 10km, le long du Fleuve St-Laurent. C’est plus dur sur le mental…

Arrivé à 19km, déjà les faux plats montants et les côtes commençaient à faire leur apparition. Au 19èkm, nous avons monté la rue Amherst, première petite côte. Un peu plus loin, mes supporteurs étaient supposé être là, mais ils ne sont pas arrivé à temps pour me voir passer. Par contre, Juste avant le virage de Maisonneuve à la rue Berri, ils étaient là ! C’est à cet endroit que j’ai fait signe à ma blonde que j’avais besoin de changer mes 2 gourdes, elles étaient déjà vides. Malheureusement, il y a eu un malentendu et elle n’était pas prête pour faire le « switch ». Une chance que Marc-Antoine était avec eux, il était à cet endroit pour embarquer avec Samuel et faire les derniers 18km avec lui. Il est donc parti à toute allure, et m’a rejoint avec mes gourdes pleines tout juste avant la fameuse côte Berri, la plus difficile du parcours. À cet endroit, on peut que c’est un peu critique, ou plutôt stratégique, puisque nous avons 24.5km de parcouru. Plusieurs personnes veulent garder le pace, même dans la côte, on se sent encore fort à 24km, mais on peut payer pour arrivé au dessus de 32km. Je suis donc rester « mou » et j’ai grimpé la côte assez lentement, pour ne pas me gaspiller trop d’énergie à cet endroit, il restait encore pas mal de km à parcourir.

Le côte Berri n’était que le début d’une longue montée en faux plat, jusqu’au 30è km… je peux vous dire qu’on ne voit pas vraiment à l’oeil nu que nous sommes en train de monter, mais je peux vous dire que vos jambes vous le rappellent. Ce n’était pas si pire dans mon cas, je m’entraîne beaucoup dans les côtes par chez nous, mais reste qu’on le sent quand même! Il fallait donc jouer prudemment, et ne pas trop pousser pour essayer de garder le pace. J’ai tenu une moyenne d’environ 4.38/km sur cette montée de 5km. C’était pas si mal! Nous sommes passé à côté du Parc Lafontaine, où se terminait le marathon il y a quelques années. J’ai adoré cette portion du parcours, où nous courrons dans des rues qui sont habritées par les arbres, c’était très beau et plaisant. Ça nous fesait oublier la raideur qui commençait à s’installer dans les jambes.

Plus les km montaient, plus je sentais de petites raideurs dans les mollets, me rappelant les fameuses crampes dont j’ai souffert à partir du 32èkm à Québec, et du 31è km à Ottawa. De bonnes crampes… je vous le jure ! Cette fois-ci, je sentais que ça s’en venait, aux alentours de 30km, mais je sentais que j’étais encore bon pour faire un bon bout sans cramper solide. J’ai donc décidé d’arrêter à chaque km environ à partir du checkpoint au 32.2è km, pour me masser les mollets, et reparti tout de suite. Ce fût une bonne stratégie, puisque je pouvais tenir facilement un pace de 4.35-4.40/km… mais avec les arrêts, les 10 derniers km ont été aux alentour de 5.00/km, ce qui n’est pas si mal arrivé à cette portion de la course.

La rue Rachelle a été assez longue, mais ça allait encore très bien. C’est la rue avant qu’on fasse le tour du carré du Jardin Botanique. Une fois arrivé a bout de la rue Rachelle, nous tournions sur la rue Pie-IX, où mes supporteurs étaient bien placé pour me voir passer et m’encourager. Surprise! Mes parents étaient là avec mon parrain et ma marraine… je peux vous dire que j’étais bien content et ça m’a donné un bon boost d’énergie. La rue Pie-IX allait s’annoncer difficile, c’est un faux plat montant sur environ 2km, pour terminer avec une côte pour tourner sur Rosemont. Sur ces 2 km, j’ai eu un « down », j’avais mal au coeur, mal partout, j’avais l’impression de forcer et que je n’avançais pas rapidement. Je voyais la côte au bout de la rue, et c’était un peu décourageant! C’est dans ces moments que la force mentale entre en jeu. Je me suis resaisi, et j’ai continué à courir en fesant de bons pas, mais sans trop forcer pour rien. J’ai prit un powegel et j’ai eu un regain d’énergie quelques minutes plus tard. Une fois la côte passé et que nous étions rendu sur Rosement, c’est là que j’ai vu Dan et sa conjointe, qui étaient là à encourager les coureurs avec leur pancarte « 3km de descente »… je peux vous dire que j’étais très content de le voir, et surtout de lire ce qui était écrit sur sa pancarte !! À partir de cet endroit, j’ai eu un bon regain d’énergie pour parcourir les 3 km restant. On parcourait environ 1km sur Rosement avant de tourner sur Viau pour continuer à descendre un bon faux plat (descendant cette fois!), jusque sur Sherbrooke.

Dans ces derniers km, j’ai vu au moins 3 personnes couché par terre sur le bord de la route, avec des infirmiers… probablement des personnes déshydratées ou souffrant d’un coup de chaleur, ça fait un peu peur, mais quand on sait gérer sa course, on évite ce genre de problème. Je dépassais plein de personnes, et j’étais vraiment motivé. En même temps, je voyais le Stade Olympique et je le trouvais encore loin, à 2km. Une fois arrivé sur la rue Sherbrooke, nous avions environ 1km à faire avant d’entreprendre la sortie qui passe sous Sherbrooke, et qui descend directement à la porte marathon du Stade. Arrivé à 41.2km (dernier km), j’étais tellement content… c’est à cet instant qu’on y croit vraiment, qu’on commence à penser à la ligne d’arrivée. Lorsque j’ai entreprit la descente vers la porte du Stade, je croyais flotter. Je vois encore les images défiller dans ma tête, c’était hallucinant ! J’avais de la misère à y croire que c’était la fin, après tout cet effort. Une fois entré dans le stade, je voyais tous ces gens dans les estrades, il restait environ 300m à parcourir, mais ils étaient si long et si court en même temps… j’avais les larmes aux yeux ! Je me suis aperçu sur l’écran géant, et je me suis mis à pleurer!! C’était trop d’émotion en même temps il faut croire… J’ai finalement franchis la ligne d’arrivée, j’ai arrêté ma montre, et j’ai regardé le temps. Wow ! 3h23.30, j’étais tellement content. J’ai battu mon meilleur temps de marathon qui était de 3h28, que j’ai fait à Ottawa ce printemps. On m’a enlevé ma puce, et on m’a remis la fameuse médaille… tant attendue. C’était un sentiment d’accomplissement incroyable. On marchait pas mal « carré », mais arrivé à ce point, on se fou de la douleur, on est heureux tout simplement !

À la fin de mon 4è marathon, les larmes aux yeux...

Éric est alors venu me serrer dans ses bras, il avait les yeux tout rouge, et je comprenais très bien pourquoi. Mon père, ma blonde et mon oncle sont ensuite venu me rejoindre. Ils m’ont tous félicité ! Mon oncle était pas mal ému, lui qui s’était entraîné fort en 1986 pour faire cette même course, mais qui s’était blessé à une cheville 3 semaines avant le marathon. Il l’avait quand même fait mais avait dû arrêter au demi, à 21.1km. Il m’a dit que j’avais accomplis ce qu’il avait déjà rêvé de faire étant plus jeune, c’était assez émotif!

Éric Grenier et moi, à la fin du marathon

Par la suite, j’ai vu Samuel arriver, il m’a serré dans ses bras, il pleurait comme un enfant. Ça parait un peu drôle dit comme ça, mais c’est tellement quelque chose que de compléter un marathon, il y a tellement d’effort et d’énergie dépensé, on demande à notre corps et notre mental de se surpasser, et arrivé à la fin de la course, on explose !

Après avoir relaxé un peu, nous sommes repartis en métro jusqu’à la station Radisson. J’peux vous dire que j’ai trouvé ça long d’aller prendre le métro à la station Viau, j’avais tellement les jambes raides ! Mais bon, le sentiment d’accomplissement était encore plus fort que la douleur, ça servait de baume.

Nous avons ensuite diner aux hot-dogs (tout ce qui peut être salé et gras aurait rentré !!), et nous sommes parti en direction de la maison, à St-Paulin.

Voici un vidéo qui résume ma course :

Ce fût une expérience inoubliable, et les images sont gravées dans ma mémoire à jamais. On ne peut oublier un marathon… je me rappelle parfaitement de mon premier marathon, d’un bout à l’autre (de Lévis à Québec).

Maintenant, j’ai repris l’entraînement depuis vendredi, après 4 jours complet de repos. J’ai repris en douceur, et je continue de m’entraîner prudemment, j’essaie de ne pas trop en demander à mon corps, mais ça va très bien.

J’aimerais faire le Marathon de Niagara Falls le 25 octobre. Je verrai comment va l’entraînement, et je m’inscrirai à 1 ou 2 semaines de la course si je décide de le faire… c’est à suivre !



3 commentaires

24 heures chrono

Voilà, nous en sommes maintenant à tout près de 24 heures de l’heure de départ, soit 9h00 dimanche matin, sur le Pont Jacques-Cartier!

Je me sent moins nerveux qu’hier, mais c’est un bon stress. Je me sent prêt, et j’ai surtout hâte que le départ soit donné. Une fois partie, le stess s’envolent et on peut maintenant courir !

Mes bagages sont prêts, il ne reste plus qu’à partir chez mon oncle à Repentigny. Mon frère Pierre-Marc et sa blonde Mireille vont nous accompagner pour faire le voyage, et ils viendront me supporter.

Une fois installé chez mon oncle, nous irons à la Place Bonaventure pour aller récupérer mon dossard et faire le tour de l’Expo-Marathon. C’est toujours le fun de faire le tour des dizaines de kiosques de marathons et de produits de course à pied.

Ce soir, ce sera un souper aux pâtes chez mon oncle, puis je vais préparer mes gourdes et mon linge pour lendemain matin, et ensuite ce sera dodo ! Le réveil se fera probablement vers 5h45, question d’avoir le temps de se préparer et de déjeuner.

Le prochain articles sur mon blog sera probablement un résumé de ma course !

Je souhaite un gros MERDE à tous les coureurs du Marathon de Montréal



Un commentaire