Blessure au genou, je fais le test demain

Suite à ma blessure que je me suis fait pendant ma course à Sept-Îles, j’ai fait du vélo lundi, mardi off, mercredi course 10km + vélo 20km, jeudi et vendredi off, samedi 75km de vélo et aujourd’hui, 31km de vélo.

En vélo, je ne ressent aucune douleur, à la marche, j’avais mal jusqu’à hier. J’ai couru 10km mercredi avec la douleur, qui est tout de même supportable, ce n’est pas souffrant. Je n’ai pas été au delà de 10km par contre pour ne pas empirer la blessure. Évidemment, par la suite, c’était plus raide. J’ai donc prit 2 jours de congé par la suite.

Depuis hier, on dirait que le genou s’est replacé, la marche se fait pratiquement sans aucune douleur, sauf que disons que je ne force pas le mal, je marche lentement, et j’essaie de ne pas forcer avec le genou.

Demain, je vais aller essayer de courir, en espérant ne pas avoir de mal, ou du moins, pouvoir courir un bout sans mal.

Une chose certaine, je ne forcerai pas le mal… j’arrêterai lorsque j’aurai du mal.

Je prends rendez-vous dès demain matin à la Clinique Podiatrique de l’UQTR, qui ont en plus un médecin en médecine sportive, alors ce sera avantageux pour moi.

J’aurai probablement besoin de semelles adaptées puisque je suis assez pronateur.

Plus de nouvelles après ma course de demain !



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Voyage à Sept-Îles : Ma première victoire !

J’ai dédicé 1 semaine avant les vacances que moi et ma blonde, nous nous payerions un voyage cet été. Pourquoi ne pas en profiter pour aller faire une course à l’extérieur.

C’est là que j’ai vu qu’il y avait la première édition du Marathon Carl-Girard, à Sept-Îles, dimanche le 20 juillet 2008. Sur un coup de tête, nous avons décidé de faire le voyage à Sept-Îles et en profiter pour faire la course, mais seulement le demi-marathon (21.1km).

J’ai parlé de ce voyage à mes parents, je leur ai offert de faire le voyage avec nous, et sans hésiter, ils ont accepté l’offre !

Tadoussac

Tadoussac

Nous sommes donc parti vendredi matin, à 7h. Nous avions environ 850km de route à faire, alors il fallait partir tôt.

Nous sommes arrivé à destination aux alentours de 19h, incluant un déjeuner au restaurant à Donnacona, et diner à Les Escoumins, et quelques pauses pipi !

Nous avons donc prit possession de notre chambre, à l’Hôtel Sept-Îles. Une très belle chambre, située avec vue sur la baie de Sept-Îles. La vue était splendide !

Vue de notre chambre d'hôtel

Vue de notre chambre d’hôtel

De plus, l’hôtel est située sur le bord du Vieux quai, et cette fin de semaine, il y avait une fête familiale : Le Vieux quai en fête. Il y avait beaucoup de monde, et il y avait plusieurs spectacles.

Nous avons donc décidé d’aller faire un tour à cette fête, c’était très bien.

Moi et Jess sur le bord du Vieux quai, en face de notre hôtel

Moi et Jess sur le bord de la baie de Sept-Îles

Nous nous sommes couché aux alentours de 11h30, pour se lever le lendemain aux alentours de 8h30.

Nous avons été déjeuner au petit restaurant d’en face, « Le Matinal ». C’était vraiment bon, leur gros pain maison était excellent !

Nous avons ensuite été faire quelques achats au Wal-Mart de la place, question d’acheter de l’eau et un ventilateur, puisqu’il n’y a pas d’air climatisée dans les chambres.

Il fesait un peu chaud la nuit, mais l’air du fleuve est tout de même assez fraîche, la température n’est pas super chaude sur le Côte-Nord (environ 20 degrés le jour).

Par la suite, je suis aller faire un tour de repérage du parcours avec ma blonde en rollerblade, question de savoir ce qui m’attendait le lendemain matin.

Le parcours est généralement plat, avec 2 ou 3 faux plat, puis quelques petites côtes. Je dirais que le parcours est constitué à 70% plat, et 30% de faux plat avec quelques petites côtes.

Le parcours constitue 2 boucles de même distance, soit un allez-retour totalisant 10.54875 km (5.274375 km allez et retour), pour un total de 21.0975 km, la moitié d’un marathon (42.195 km).

Nous avons ensuite été souper dans un buffet italien-chinois, question de manger beaucoup de pâtes pour monter le taux de glucides !

On a fini notre soirée en allant boire un café au Tim Hortons (un des nombreux), puis nous sommes retourné à la chambre pour aller prendre une petite marche, et regarder la télévision.

Je me suis couché à 10h30, et je devais me lever à 6h le lendemain matin.

Le grand jour arrivé, je n’étais pas vraiment nerveux, et j’étais tout de même en forme. Le feeling était assez bizarre. Il ne faut pas s’en faire, c’est souvent dans ces cas-là qu’on fait les meilleures courses !

Je me suis donc préparé, j’ai prit mes 2 PowerGel (Carb-boom), ce qui constitue mon déjeuner (environ 60g de glucides, dont seulement 6g de sucre, le reste en amidon, soit des glucides complexes, aussi appelés « sucres lents »). On peut comparer l’apport énergétique de deux gels avec une portion de spaghetti, sauf que le gel est absorbé trés rapidement, et surtout très facilement.

Nous nous sommes donc rendu sur le site de départ vers 7h30, et j’ai débuté mon réchauffement à 7h40, pendant environ 15-20 minutes, en attendant le départ. Je pensais un peu à ma stratégie… faire un départ rapide, ou plutôt un départ plus lent, et gagner de la vitesse sur le 2e tour. J’ai décidé d’y aller avec un départ rapide, soit passer les deux premier km à environ 3.45/km. C’est donc ce que j’ai fait.

Avant le départ

Avant le départ

Une fois le départ donné, je suis parti pour la première fois dans une course en tête, et j’ai passé le premier km à 3.40… je trouvais ça rapide un peu, mais ça faisait partie de la stratégie. J’ai ensuite passé au 2e km à 7.20, soit 3.40/km. La stratégie par la suite ? Ralentir pour prendre mon pace de course sur demi-marathon, soit 4.00/km. Le feeling était vraiment bon. J’ai prit mon premier gel à 35 minutes, et j’ai senti pas longtemps après un regain d’énergie. Mon premier tout s’est super bien passé, de même que le deuxième. Nous avions le vent de face pour revenir, soit 2x un peu plus de 5km avec vent de face. Le vent soufflait à environ 20km/h, ce qui est assez exigeant pour les jambes et le cardio. Sur le deuxième tour, le retour a été assez difficile. J’ai prit mon 2e Gel après avoir passé le cône où l’on revirait pour effectuer le dernier 5.25 km. Sur le dernier km, j’ai donné tout ce qu’il me restait d’énergie, pour finalement remporter la victoire, avec un temps officiel de 1h29.29.66, le temps de la puce Quidchrono.

C’était la première fois que je menais une course, du début à la fin, et je vous jure que le feeling est hallucinant, et c’est très motivant. On ne sent pas la souffrance, on dirait qu’on a un boost d’énergie chaque fois qu’on croise nos concurrants, surtout lorsqu’on voit qu’ils sont assez loin ! Je me suis fait féliciter par plein de gens à la fin, c’était vraiment valorisant.

J’ai donc reçu le trophée du gagnant, un trophée fait par l’Aluminerie Alouette de Sept-Îles, la queue de baleine a été coulée par cette aluminerie. J’ai aussi eu ma médaille comme tous les coureurs ayant complété leur épreuve respective.

Mon trophée de première position !

Mon trophée et ma médaille

Une fois la remise des prix terminée, nous sommes reparti en direction de Saint-Paulin vers 14h00, un autre 850km de route, qui m’a semblé moins long que la montée !

Nous sommes arrivés à destination aux alentours de 1h du matin, incluant un arrêt pour souper et quelques pauses pipi.

Ce fût un voyage très agréable, la Côte-Nord renferme de superbes paysages, et Sept-Îles est une ville magnifique, offrant tous les services d’une grande ville.

C’est une région à découvrir. Peut-être que je serai de la prochaine édition de cette course l’an prochain pour défendre mon titre, on ne sait jamais !

P.S.: L’entraînement en vue du marathon va un peu diminuer dans les prochains jours, puisque lors de ma course, j’ai ressenti une raideur dans la jambe, rien de plus, mais après le course, ça me « tirait » du côté droit du genou droit. Lundi j’avais de la misère à marcher un peu, la douleur est présente seulement lors de la levée de la jambe. J’ai été rouller 45km de vélo sans rien sentir, alors au moins je peux faire du vélo. J’ai prit congé mardi, et aujourd’hui, après avoir acheté mes nouveaux souliers, les Asics GT-2130 de couleur blanc avec un peu de bleu et d’orange, j’ai été courir un petit 10km en 42.13, soit 4.13/km. Je ressentais un peu de douleur, mais rien pour m’empêcher de courir, mais j’ai tout de même arrêté à 10km pour ne pas empirer la blessure, probablement causée par la course avec des souliers complètement finis, les coussins de GEL étant écrasés et la semelle assez amochée, avec plus de 850km. Je n’aurais pas dû attendre si longtemps avant de les changer, j’espère que la blessure va guérir rapidement. Dans les prochains jours, je vais faire un peu plus de vélo et un peu moins de course à pied, question de ménager la blessure et l’aider à guérir… tout ça à 30 jours du Marathon de Québec, la course tant attendue…



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Demi-marathon de Yamachiche : erreur de ma part !

J’ai participé au demi-marathon Marcel-Jobin de Yamachiche ce samedi, 12 juillet 2008.

Comme plusieurs le savent déjà, j’ai beaucoup de misère à digérer pendant une course, j’ai beau manger 3h avant la course, je perd beaucoup de vitesse pendant que je digère… même après 3h.

J’ai donc lu sur plusieurs forums que pour ces personnes ayant des problèmes de digestion en mouvement, on peut prendre 2 PowerGel 1h avant la course, et ensuite en prendre 1 tous les 30-40 minutes.

Depuis que je fais ça, tout va bien dans mes courses. C’est ce que j’ai décidé de faire le matin de la course.

On s’était entendu, moi et Samuel, que sa mère et ma blonde nous suiveraient en vélo tout le long du parcours. J’ai donc dit à ma blonde de porter mon CamelBack avec de l’eau, puis j’ai mit mes PowerGel dans la poche du CamelBack, qui serait facilement accessible pour moi. Je préfèrais lui laisser les PowerGel puisque je n’ai pas de poche dans mes shorts, sinon on peut les prendre en serre au niveau des hanches, mais ça peut tomber… alors je n’ai pas prit de chances.

Je me sentais super bien avant le départ de la course. Nous sommes parti à un peu moins de 4.00/km, ce qui était dans le plan de la course. Nous avons ensuite tenu 4.00/km après 3 ou 4 km.

Seul petit pépin, après 3-4 km, on a commencé à se poser des questions… où sont les femmes ? Elles ne suivaient pas du tout, ni de loin, ni de près.

Arrivé à 8km environ, je sentais le besoin de prendre mon PowerGel… arrivé à la boucle de 10.5km, encore plus. Puis arrivé à 13km, je me sentais faible, et c’est là que j’ai vu arriver les femmes.

J’ai donc prit mon PowerGel à l’instant, mais j’ai dû m’arrêter environ 6-7 minutes pour reprendre de l’énergie. J’étais tellement déçu, j’étais vraiment down… le fait d’avoir lâché la course, c’est un gros sentiment de vide, c’est pas croyable, je n’avais jamais fait ça. J’ai dit à ma blonde de s’en aller, j’étais tellement frustré… ce que je n’aurais pas dû faire, puisque ce n’était pas sa faute. Ils ont eu un problème de pneu mal gonflé, ils ont dû trouver de l’aide pour gonfler les pneus, ils ne savaient pas comment utiliser la pompe (qui est un peu spéciale j’avoue).
Après avoir reprit de l’énergie, le temps que le PowerGel fasse effet (6-7 minutes), j’ai reparti avec Justin Darchen, un coureur du coin avec qui je jase souvent. Je lui ai conté mon histoire, puis il m’a dit « ENVOYE, VAS-Y! ». Ce que j’ai fait !

Je suis donc reparti, enragé, en me disant que ça me ferait un entraînement par intervalle. Je suis donc reparti à une vitesse d’environ 3.45/km, puis je dois avoir tenu facilement 3.50/km par la suite. J’ai ralenti la vitesse à 1 ou 2 reprise, pour jaser avec des gens que j’avais vu l’an passé et avec qui je courais, dans le temps que cette vitesse là était difficile pour moi (environ 4.20/km). J’ai entre autre jasé avec un anglophone de Montréal, question de pratiquer mon anglais !

Alors avec l’énergie du désespoir, j’ai terminé les 8.1 derniers km (je me suis arrêté à 13km et j’avais 53 minutes sur ma montre) avec un temps de 30 ou 31 minutes (si je me suis arrêté 5 ou 6 minutes), soit une vitesse moyenne entre 3.41/km et 3.49/km, ce qui est tout de même très bon.

Je suis quand même content de ne pas avoir abandonné, je me suis repris quand même assez bien, mais j’en ai tiré une bonne leçon de cette mésaventure : NE FAIRE CONFIANCE À PERSONNE LORS D’UNE COURSE !!!

Les prochaines courses, je vais avoir mes PowerGel / Ceinture d’eau avec moi, je peux vous l’assurer. Cette course aura été une expérience où j’aurai tiré une bonne leçon.

Le plus dommage dans tout ça, c’est que je m’étais préparé depuis plusieurs semaines, et j’ai investi beaucoup de temps et d’énergie dans mon entraînement, puis arriver avec ce résultat, c’est décourageant et démotivant.

Reste que mon entraînement est surtout en vue du Marathon des Deux-Rives de Québec, dans 41 jours, et je vais être prêt pour aller chercher mon 3h10, je vous le garantie. L’entraînement se poursuit, et cette course, ou cette erreur de parcours, sera une source de motivation de plus, pour prouver que je peux courir un marathon (42.2km) à moins de 4.30/km, ce qui donne un temps de 3h10. Je n’ai rien à prouver à personne, je cours pour le plaisir de ce sport, qui est une des raison de vivre pour moi, j’en mange, et ce depuis maintenant 4 ans.

Je m’inscris au Marathon de Boston (qui se tient au mois d’avril) si je fais un temps de 3h10 et moins.

Garmin Forerunner 405

D’ailleurs, je me suis acheté une nouvelle montre avec GPS, une Garmin Forerunner 405 (cliquez ici pour voir le site interactif). Cette montre donne le Pace (allure moyenne) que tu roules, la distance parcourue, la distance et le temps (avec 2 bonhommes) que tu es par rapport à ton objectif que tu avais déterminé (si tu voulais rouller à 4.30/km, tu vois le bonhomme avec ce pace, et un autre bonhomme avec ton pace actuel, et la distance et le temps que tu es pas rapport à ton objectif). La montre a aussi une fonction de Heart Rate monitor, avec une ceinture que tu mets à la hauteur de la poitrine, pour avoir les pulsations. Tu peux aussi définir des zones de pulsation, et tu vois un graphique live d’où se situent tes pulsations dans tes zones. Tu peux aussi faire des laps, etc… mais surtout mettre tes entrainements sur le site de Garmin, qui fait un carnet d’entraînements vraiment bien fait. Évidemment, grâce à la fonction GPS, on peut mettre nos parcours effectué sur le site de Garmin, qui utilise les Google Maps, petit gadget vraiment trippant.

Je devrais recevoir ma montre d’ici la fin de la semaine, elle a été shippée mardi ou mercredi, et il y a 6-10 jours de délais de livraison. Je l’ai acheté sur un magasin eBay de Miami en Floride, pour un total de 360.00$ CAD.



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L’entraînement pour le marathon se déroule bien

J’ai continué mon entraînement hier soir pour le Marathon des Deux-Rives de Québec le 24 août. J’ai comme objectif de faire au moins une longue sortie par semaine (25km et +) d’ici 1 mois avant le marathon, date à laquelle je ferai un 32km (1 mois avant le marathon), pour ensuite réduire la distance jusqu’au jour J.

J’ai fait une petite randonnée de 28.5km, en un temps de 2h pille, ce qui donne 4.12/km, une vitesse à laquelle je suis très à l’aise.

Vous pouvez consulter mon parcours sur le site de logyourrun.com

Ma prochaine course est la Virée du Maire, samedi le 14 août 2008. C’est un parcours de 10km dans le secteur du Vieux-Port de Trois-Rivières. Il parait que l’ambiance est vraiment cool, puisqu’il y a des gens tout le long du parcours, j’ai bien hâte !



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Mon premier marathon : un succès !

Comme promis, je vous informe du résultat de mon premier marathon. Comme prévu, j’ai fait mon premier marathon avec Samuel Gélinas, un bon chum de Charette.

Nous sommes donc parti samedi midi (moi, ma blonde, Samuel et sa blonde) en direction du Vieux-Québec. Nous sommes arrivés vers 15h00 à notre hôtel, le Clarendon situé sur la rue Ste-Anne. Malheurseuement, notre chambre n’était pas prête, alors nous en avons profité pour aller repérer le site de départ des navettes vers Lévis pour le lendemain matin, sur la rue St-Paul.

Moi et Samuel avant le départ Lorsque je passe le tapis d'arrivée Enfin j'ai ma médaille!

Vous pouvez voir quelques photos ici, les photos de la blonde à Samuel seront en ligne bientôt.

Nous sommes donc revenu à l’hôtel un peu plus tard, avec nos bagages. La chambre était vraiment belle, avec une superbe vue sur le fleuve St-Laurent et le château Frontenac, qui était tout juste à côté de l’hôtel. Nous avons par la suite été souper au restaurant d’Youville sur la rue St-Jean. Nous avons bien sûr manger des pâtes, question d’augmenter le glucogène (les réserves de sucres situées dans les muscles et dans le foie) pour le lendemain! Nous sommes ensuite retournés à la chambre pour aller relaxer en regardant la télévision et en vérifiant la météo sur le portable, question d’être certain de la tenue vestimentaire que nous allions porter le jour de la compétition. L’Internet sans-fil était gratuit avec la chambre, c’était très bien ! Nous avons ensuite préparer notre équipement pour le lendemain matin : les gourdes sur la fuelbelt, les powergel, le linge et nous avons installé notre puce sur notre soulier (la puce qui active le temps lorsqu’on passe sur le tapis rouge du départ, et qui valide les checkpoint à mi-parcours (21.1km) et au 32è km).
Nous avons bien dormit. Pour ma part, j’ai eu un peu de diffculté à m’endormir, je pensais juste à la course et j’étais nerveux, mais une fois endormit, j’ai passé une bonne nuit ! Le cadran a donc sonné a 5h15, et il fallait tout de même se dépêcher à déjeuner puisque les navettes partaient entre 6h et 7h20 pour Lévis, lieux de départ du Marathon. Nous avions apporté tout le matériel nécessaire pour déjeuner (toaster, pain, beurre de peanut, etc…), question de prendre un bon déjeuner riche en glucides complexes qui fournissent de l’énergie à long terme. Une fois prêt pour la course, nous avons été porter tous nos bagages à la voiture et nous sommes partis en direction des navettes pour Lévis.

Nous sommes parti en autobus dans les alentours de 6h30. Nous avons parcouru le trajet de la course à l’envers en autobus, du moins sur le boulevard Champlain, mais du côté de Lévis, nous avons prit l’autoroute jusque dans la ville. Nous avons trouvé le trajet assez long, alors ce n’était pas difficile d’imaginer que le 42.2km serait assez long!

Une fois arrivé au site de départ, dans la cours d’une école, il y avait de la musique et des boissons étaient fournis (eau, gatorade, café). Nous avons mangé un peu, soit 1h avant le départ, question d’avoir de l’énergie en quantité suffisante. Nous étions plusieurs personnes du coin, soit moi et Samuel, Jocelyn Lacombe et son cousin Guy Diamond, deux marathoniens d’expérience (une 20aine de marathons à leur actif) et Dave Damphousse, qui en était à son deuxième marathon (il a fait le marathon de Montréal en 2004). Nous étions donc prêt à partir pour la grande aventure !

Cinq minutes avant le départ, nous sommes monté dans la rue où se donnait le départ. Nous étions assez nerveux, mais ça se passait bien quand même. Une fois le départ donné, nous avons passé sur le tapis qui active notre chrono, soit environ 30 secondes après le départ donné.

Nous sommes donc parti très smooth, soit à un rythme d’environ 4:50/km. Notre objectif était de tenir environ 5:00/km pour terminer dans les alentours de 3h30. Les premiers kilomètres se sont faits avec assez de facilité, malgré les quelques côtes présente ici et là. il y avait plusieurs faux-plats montants avant d’atteindre le 21.1km mais nous n’avons pas eu de misère a tenir notre rythme.

L’important était de prendre tous les points d’eau/gatorade, en alternant entre les deux. À chacune des stations de ravitaillement, nous avions le choix entre de l’eau et du gatorade. J’ai donc commencé à prendre mon premier gel après 1h de course, une fois les réserves de glucogène épuisées. Par la suite, après 1h, il faut prendre un powergel à chaque 30-35 minutes, question de consommer entre 45g et 60g de glucides par heure. De cette façon, on n’a pas de « down » pendant la course.

Le parcours est devenu un peu plus difficile à l’approche du Pont de Québec. Il fallait grimper plusieurs côtes avant d’atteindre le pallier du pont. Juste avant le pont, soit à 17km restants (les bornes kilométriques étaient descendantes, alors nous avions toujours les kilomètres restants sur les panneaux jaunes), nous avions des moitiées de bananes, avec un point d’eau juste après. Nous avions passé un point de ravitaillement un peu après le 21.1km où l’on donnait des powergel, mais j’en avais 5 sur moi alors c’était suffisant.

Une fois le pont passé, il restait un peu moins de 14km. C’est là que les choses commencent à se corser. Tout le monde dit que la vrai course se joue dans les 10 derniers kilomètres, et je peux vous garantir que c’est vrai ! Une fois le pont franchit, nous descendons jusqu’en dessous des deux ponts. Il est important de ne pas accélérer dans la longue descente car on pourrait le regretter dans les 10 derniers kilomètres. Une fois arrivé sur le boulevard Champlain, c’est pratiquement plat à 100%, excepté 2 ou 3 petites montées. C’est là que c’est rendu difficile. J’avais vraiment mal dans les jambes, surtout au niveau des cuisses, et un peu dans les mollets. Chaque pas fait très mal ! Il faut alors y aller un kilomètre à la fois, car nos yeux essaient de voir trop loin en avant !

À ce moment je courais seul depuis un moment (Samuel m’a lâché à 14 kilomètres, juste à la fin du pont) mais j’ai resté concentré tout le long du boulevard Champlain, en courant un kilomètre à la fois. Je peux vous dire que j’ai dépassé beaucoup de monde dans les 10 derniers kilomètres, plusieurs ont cassé et ont marché jusqu’à la fin. Il ne faut pas partir trop vite ! Une fois passé le point de contrôle du 10km, c’est plus encourageant. On ressent la douleur, mais on dirait qu’on s’en fou et on continue. Remarquez que je n’ai pas trouvé le temps long du tout, même si ça fesait très mal à la fin. J’ai passé un point de ravitaillement à 8km où l’on donnait des oranges, et c’était très apprécié.

Les muscles cherchaient à cramper plusieurs fois dans les 7-8 derniers kilomètres, alors il fallait marcher pendant 3-4 secondes en s’étirant les mollet et je repartais tout de suite après la crampes passée (je réussissait à repartir environ 5 secondes plus tard). Je ne pouvais pas arrêter longtemps parce que je n’aurais pas été capable de repartir, les muscles fesaient trop mal (non pas dû aux crampes mais à cause de l’acide lactique).

Une fois arrivé à 5km, j’étais assuré de terminer le marathon en courant ! J’étais très encouragé et les km descendaient quand même assez vite. Plusieurs personnes nous encourageait le long du boulevard Champlain et c’était très apprécié. Lorsqu’il restait 2km, nous étions à l’entrée du Vieux-Québec dans la civilisation. Je sentais déjà le moment de gloire approcher. Arrivé à 1km de la fin, je flottait sur un nuage. Ce dernier kilomètre est quand même assez long, on voit la borne du 750m, 500m, 250m… puis finalement franchir l’arrivée!!! J’ai entendu ma mère crier comme une malade lorsqu’il restait environ 50 mètres. J’étais bien content de l’entendre! Mes parents, mon frère et sa blonde, puis ma blonde étaient tous là pour mon arrivée.
Je ne vous cacherai pas que je me suis mit à brailler comme un bébé, tellement j’étais content !! J’ai donc parcouru les 42.2km de mon premier marathon en un temps officiel de 3h34.19 et j’en suis vraiment fier ! J’ai franchit les premiers 21.1km en 1h45.25, et j’ai passé au 32è km après 56:33 (temps entre le 21.1km et le 32è km), et j’ai finalement parcouru mon dernier 10km en 53:47. Le but de ce premier marathon n’était pas de faire un bon temps, mais bien de le terminer. J’ai tout de même réussit à faire les deux en même temps ! J’étais tellement content de franchir la ligne d’arrivée ! J’ai été chercher ma médaille et j’étais bien fier de la porter.

Les résultats officiels se trouvent ici : Sportstats

Pour vous situer côté performances, j’ai terminé overall à la 174è position sur un total de 992 coureurs, c’est pas si mal ! Dans mon groupe d’âge (18-29 ans), j’ai terminé 22è sur 100.

Je me suis ensuite bien hydrater en buvant beaucoup d’eau, un pepsi et un seven-up. J’ai mangé des barres tendres, du yogourt, des oranges et des bananes, pour ensuite aller me faire masser à l’endroit prévu à cet effet. À ce moment, la douleur est encore assez intense et le massage fait vraiment du bien !

Une fois que Samuel soit arrivé, nous avons relaxé un peu puis nous sommes retourné à la voiture pour reprendre la direction de Saint-Paulin. Nous avons arrêté manger au St-Hubert en sortant de Québec.

Finalement, j’ai vécu une très belle première expérience, et je vous assure que ce ne sera pas la dernière! C’est un accomplissement personnel que je suis très fier d’avoir réalisé. Le beau temps était de notre côté, c’était assez humide, mais pas trop chaud quand même. Nous avons eu un vent de front en montant vers le pont, puis nous avions le vent de dos pour terminer sur le boulevard Champlain.

Je tiens à remercier ma blonde de m’avoir accompagné, et d’être venu me supporter jusqu’au point de départ à Lévis ! Ils nous ont encouragé au 2è km, au 8è km et au 16è km, et bien sûre à la fin. Elles ont même manqué leur autobus de retour (les navettes qui nous ont apportées au point de départ), mais elles se sont trouvé un lift, une bonne madame qui allait à différents points pour supporter son mari en voiture. Un gros merci à vous deux les filles, vous êtes des amours !!
Je vais donc profiter de quelques jours de repos avant de reprendre l’entraînement.



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